La botte Gardiane

La Botte Gardiane, le cuir à fleur de peau

Dans le cercle très fermé des fabricants français de chaussures haut de gamme, La Botte Gardiane joue la carte du fait-main, 100 % personnalisable. L’entreprise familiale héraultaise distille son style « Ethnic chic » dans le monde entier. Acteurs, modeuses et couturiers de luxe en raffolent. Des créations uniques à retrouver au cœur de deux boutiques parisiennes branchées, dans le Marais et à Bastille.

«These boots are made for walking», Nancy Sinatra les aurait adorées. Intemporelles, les créations de La Botte Gardiane. Plus qu’une mode, un art de vivre à la camarguaise qui se conjugue à tous les temps. Au passé bien sûr, 60 ans de savoir-faire artisanal et original ont forgé la marque au sabot devenue une référence inscrite au club très restreint des chausseurs français haut de gamme. Au présent, évidemment, ses produits épurés et sans cesse repensés marquent encore et toujours l’actualité de la mode. En témoigne la presse spécialisée.

Elle, Lui, Grazia, Vogue, ou encore Glamour couchent sans cesse bottines et sandalettes sur papier glacé. Même le New York Times s’arrache ces cuirs authentiquement raffinés. La très parisienne maison de couture Céline ne s’y est d’ailleurs pas trompée en demandant à la Botte gardiane de lui créer 2 000 paires branchées. L’été dernier, la marque belge Bellerose, casual chic d’inspiration new yorkaise, avait elle aussi fait confiance aux gardians en s’associant pour la production de sandales stylées.

Ce n’est pas un hasard si le plus international des acteurs français, Jean Dujardin, en arbore fièrement une paire depuis son Oscar du meilleur acteur dans The Artist. Le style « cowboy citadin » lui colle tellement bien à la peau. Claudia Schiffer, elle, les affichait dès 2004, façon Ethnic chic, devant l’objectif des photographes de Elle. Puis, l’hiver dernier, le cultissime créateur Jérôme Dreyfuss, adulé par l’actrice et modeuse Sarah Jessica Parker, a démontré la place de choix de La Botte gardiane dans le milieu de la haute couture française, en lui consacrant sa collection Hiver. Un véritable succès.

Le luxe camarguais s’exporte partout

En Europe, en Amérique, en Asie. Pour hommes comme pour femmes, la gamme gardiane se décline à volonté, selon l’envie de chacun. Bottes, bottines, sandales et autres tropéziennes sont sans cesse remises au goût du jour. Du sur-mesure entièrement personnalisé. Imaginez. L’expression « le client est roi » n’aura jamais été aussi bien appropriée. Veau pleine fleur, veau velours, cuir de mouton, cuir avec poil, croûte foncée cirée, croupon Camargue, imitation python. Plutôt clair, plutôt foncé ? Effet métallique ? Argenté, satiné, doré ? Tannage végétal ou minéral ? Votre fibre écologique vous fera trancher. Lanières et doublures, quelles teintes ? La hauteur du talon, la couleur des boucles, la largeur des brides, oui, absolument tout est personnalisable.

Avoir au pied un produit de luxe unique, alliant douceur, solidité et élégance, comme une évidence. Il s’agit d’un produit conçu pour durer aux épreuves du temps, et pourtant si raffiné. Un secret de fabrication partiellement dévoilé dans l’atelier à taille humaine située aux portes de la Camargue. Ici, chez La Botte Gardiane, entre Nîmes et Montpellier, chaque geste des artisans, emprunt de valeurs familiales, forge un peu plus la renommée de la Botte. Ici, on ne travaille pas le cuir, on le sublime.

A l’image des maisons Hermès et Louis Vuitton, avec qui l’entreprise familiale héraultaise partage l’un de ses fournisseurs de cuir, une attention toute particulière est donnée à la qualité et à la transformation du produit. Une merveille pure qui, grâce au travail manuel d’une vingtaine d’artisans, donne vie à 15 000 paires élégantes chaque année.

La Botte Gardiane : un savoir-faire made in France

Le savoir-faire « made in France » commence dès le travail de découpe.
La seule machine capable de sélectionner « Le » bon morceau de cuir est composée d’une cornée, d’un iris, d’un cristallin. L’œil, l’unique, doit jongler entre le graphisme du poil, son orientation, ses défauts, et la lumière d’une peau qui se doit d’être la plus uniforme possible.

Choisir les mêmes dégradés, traquer les imperfections de surface et miser sur la bonne prise de décision, dès le début de la chaîne de production. Mais découper du cuir, ce n’est pas seulement le voir, c’est aussi le toucher, le sentir, le ressentir évidemment. L’œil, la main, le ballet est complet. Ici, on coupe, on presse, on colle, on coud, on cloue, on peint, on pique. Si les quelques machines utilisées proviennent en grande partie de Roman dans la Drôme, historique capitale du soulier, le principal outil de production reste… la main. Du début à la fin, la main.

De la découpe à la pose du logo sous la semelle, en passant par l’inscription des pointures au marteau, rien ne peut remplacer la patte de l’artisan, gardien de ce savoir- faire immuable à la française.

Deux espaces de vente à Paris

Leur implantation, le premier rue de Charonne au cœur du quartier Bastille, le second rue du Bourg Tibourg dans le Marais, sonne comme une évidence.
De plus, les commandes sur-mesure peuvent aussi se programmer sur le site internet de la marque. Et si votre curiosité est piquée au vif, pourquoi ne pas visiter l’atelier de production héraultais et son show-room attenant ?

C’est depuis 2007 que La Botte Gardiane a obtenu le label « entreprise patrimoine vivant », décerné par le ministre du Commerce et de l’Industrie et ne cesse de défendre un savoir-faire « maison », à travers 15 000 paires de chaussures produites et vendues chaque année.
Une preuve de la bonne santé de l’affaire familiale, un déménagement est prévu d’ici la fin de l’année 2017, annonce fièrement Antoine Agulhon, co-gérant de la Botte Gardiane. Un nouveau lieu de production à Aigues-Vives, deux fois plus grand, des nouvelles embauches, et sans aucun doute de nouvelles aventures familiales passionnantes à partager.

Repères
www.labottegardiane.com
Crédit Photos : Richard Sprang